Après le travail et la peine de la journée donne moi asile dans une écurie propre,
Parle moi car la voix est plus efficace que les rênes ou le fouet,
Caresse-moi et apprends-moi à travailer avec bonne volonté,
Si je ne pas de suite, ne te hâte pas de saisir le fouet,
Mais vérifie plutôt si les rênes ne sont pas emmêlées,
Regarde si le fer ne blesse pas mon pied,
Si je parais dédaigner le fourrage, examine mes dents,
Ne me coupe pas la queue, car elle est ma seule défense contre les mouches qui m'agacent et me tourmentent,
Mon cher maître, lorsque l'âge m'auras rendu faible ou invalide, ne me condamne pas à la mort ou à la faim,
Juge-moi et tue-moi toi-même pour que je ne souffre pas inutilement,
Enfin, pardonne-moi de venir à toi avec cette humble prière,
Au mon de Celui qui est né, Lui aussi dans une étable.
Et n'oubliez jamais que le cheval est plus que la moitié du cavalier...
